L’histoire d’Éric – marcher pour guérir Parkinson
Depuis le lancement du livre La Chaise Tue, nous avons la chance de recevoir beaucoup de témoignages. Celui d’Éric m’a particulièrement marqué.
Il y a six ans, Éric était en train de lancer un fonds d’investissement. Il avait à l’époque 60 ans et travaillait beaucoup, avec passion. Un matin, une douleur à l’épaule est apparue, cela semblait être un détail, mais elle s’est installée. Au bout d’un an, Éric comprend qu’il a contracté la maladie de Parkinson.
La maladie de Parkinson est une maladie neurodégénérative chronique et progressive, caractérisée par la destruction sélective des neurones dopaminergiques, ce qui entraîne une baisse de la dopamine, un neurotransmetteur essentiel au contrôle des mouvements volontaires et qui joue aussi un rôle central dans le circuit de la récompense. C’est la dopamine qui nous donne envie de nous lever, d’avancer, de faire quelque chose.
Parkinson est la deuxième maladie neurodégénérative la plus fréquente en France, après la maladie d’Alzheimer. C’est une maladie qui fait peur à cause de ses symptômes moteurs très visibles : tremblement de repos, rigidité musculaire et l’akinésie (ralentissement des mouvements).
On ignore la cause exacte de Parkinson dans la majorité des cas, la science médicale identifiant une combinaison de facteurs génétiques et environnementaux, comme l’exposition à certains pesticides.
Lors du diagnostic, le neurologue d’Eric lui prescrit les médicaments classiques, qui permettent de compenser le déficit de dopamine et de soulager les symptômes, et lui donne rendez-vous six mois plus tard. Éric rentre chez lui avec “un cadeau empoisonné dans les mains”, et aucune indication pratique pour l’aider à vivre avec la maladie.
Personne n’est très optimiste face à un patient atteint de Parkinson. Sauf qu’Éric a un secret dans son sac. Il a toujours beaucoup marché. Avant d’être malade, il marchait pour réfléchir, pour travailler autrement avec des collaborateurs parfois beaucoup plus jeunes que lui, pour créer de la confiance ou laisser la pensée circuler autrement.
Mais depuis Parkinson, la marche est devenue essentielle dans son quotidien. Il marche 10 kilomètres par jour. Pas 10 000 pas, 10 kilomètres. Il marche pour se sentir bien.
“Je ressens les effets au bout de trente minutes. Mes muscles se délient, mon visage se détend, je me sens mieux. La marche stimule naturellement la production et la circulation de la dopamine, ce neurotransmetteur attaqué par Parkinson”.
Aucun médecin ne lui avait recommandé de marcher. Mais personne ne lui dit d’arrêter aujourd’hui !
“Mon médecin m’a dit récemment qu’il n’en connaissait pas des patients ayant Parkinson depuis six ans, avec si peu de dopamine de synthèse…Tous les neurologues me disent de continuer à marcher. Je ne comprends pas que personne ne m’en ait parlé. C’est un mystère pour moi. Les médecins croient dans les médicaments, mais pas dans le reste. Sommeil, alimentation, activité physique… rien de tout cela n’est intégré. Et pourtant : marcher est l’une des meilleures choses que nous puissions faire”
Bien sûr, chaque parcours est différent et Éric se sent aussi tout simplement chanceux de l’évolution de sa maladie. Une chose est certaine, bouger retarde le développement de son Parkinson. Il explore d’autres pistes en parallèle, comme un protocole expérimental autour de la lumière infrarouge, supposée favoriser la régénération cellulaire. Il pratique aussi le yoga, conserve son activité professionnelle exigeante et diffuse la culture de la marche.
“Le truc génial avec la marche, c’est que ça rend les gens heureux. J’aime les silences qui s’installent. En marchant, il n’y a pas d’ordinateur, pas de téléphone, pas d’écran. On est vraiment présents l’un à l’autre. Quand je fais des réunions assis, je sens bien que je suis moins clairvoyant !”
Éric a même inventé un concept, les “walking coach”. Il accompagne des gens en marchant pendant 45 minutes. Il a réuni autour de lui un petit réseau de coachs dans plusieurs villes de France.
“Je ne compte plus le nombre de personnes à qui j’ai donné l’habitude de marcher. C’est peut-être ça, ma plus grande joie”
Merci Éric pour ton témoignage !



Et ton livre est juste génial 👍🏻 Merci Alexandre 🙏🏻 Un vrai détonateur cet écrit au point de me conforter dans ma nouvelle orientation professionnelle après 15 ans de sédentarité avec mon ami ordinateur.
Il faut vraiment que je l'offre ton livre...trop de gens ne comprennent juste PAS le MAL qu'ils se font à rester assis....!!